• Noble métier d'enseignant

      "Les professeurs ouvrent les portes mais vous devez entrer vous-même." Proverbe chinois

              Aux jeunes enseignants Je suis venu à l’enseignement par accident. Je n'ai jamais voulu être enseignant, pour deux raisons assez simples voire même simplistes, je n'ai pas choisi ce métier , c'est lui qui m'a choisi. La première; je n'ai pas pensé à le devenir.Cette idée m'effleurait parfois l'esprit( très rarement ). La seconde raison, plus plausible, j'avais peur d'échouer. Oui, mais aussi peur de tous ces yeux qui me regardaient. Donc je me suis , quand même jeté à l'eau (avec une bouée). Pendant mes premiers moments en classe, j'étais pratiquement "anesthésié" par ces regards braqués sur moi. Puis, plus tard, beaucoup plus tard, je commençais à  prendre conscience et à comprendre que ces jeunes qui me "regardaient" étaient seulement des humains et qu'il n'y avait pas de raison d'avoir peur. Ils étaient gentils ( enfin pas tous). Alors j'ai passé une année pendant laquelle "je ne relevais pas la tête" comme le remarqua mon père.Je préparai sans cesse des fiches (cartonnées) pour venir ensuite en classe pour déballer tout ce que j'ai préparé. Je me plaisais,je gesticulais, j'avais la bougeotte. Et je croyais que mes élèves (les pauvres) apprenaient. Non seulement ils n'apprenaient rien mais ils souffraient. Et moi je continuais dans ma lancée. Ma première année s'est terminée comme ça. Le bilan est simple : j'ai réussi un chef d’œuvre de ... fiches cartonnées ( un carton plein). Après le service national, je ne voulais plus enseignant. Démissionné, oui. Je ne l'ai pas fait ( le maktoub). J'ai réintégré mon poste et, sonnez la charge. Chaque année, je croyais que c'était le top. L'année suivante je me rends compte que ce n'est pas encore ça. Puis, d'un exercice à un autre, d'une classe à une autre, j’adaptais et je "réglais" et  je me sentais toujours à coté de la plaque. J'appris à remettre mon enseignement en doute. Je ne dois jamais être satisfait sinon je ne progresse pas. Beaucoup plus tard, à force de débroussailler je commençais à voir plus clair.Et je me suis découvert : je ne peux être qu'enseignant. J'ai appris que j'avais une "consignation" entre mes mains: les enfants et que je devais toujours avoir la crainte de Dieu en tête. Et Hamdoullah.

        Vous, jeunes enseignants, sachez que même si vous êtes venus par nécessité; faites des efforts pour être à la hauteur  de ce qu'on attend de vous et croyez moi, il n'y a pas plus noble que de prendre la main de ces petits êtres et les mettre sur les rails. N'attendez pas beaucoup de ce métier du coté pécuniaire. La vraie récompense viendra inchallah d'Allah puis du plaisir d'avoir bien fait son travail.

    Aux jeunes enseignants

     « On ne peut rien enseigner à autrui. On ne peut que l'aider à le découvrir lui-même. » Galilée

     

  •             L'oiseau pédagogue  Dans mes premières années dans l'enseignement, j'étais persuadé que les élèves d'une 2ème année moyenne que j'avais, étaient nuls. ils "dormaient" en classe. Un silence à couper au couteau. Et comme je me croyais le bout du monde et le détenteur du savoir, j'ai dit à un collègue que rien ne pouvait réveiller cette classe même pas de la dynamite.

          Il ne fut point besoin de dynamite car un oiseau  était entré par la fenêtre a réveillé tout le monde Ohhh! Combien ces élèves étaient subitement enthousiasmés. Ils criaient, riaient, certains ont essayé de l'attraper. J'ai été choqué. je ne bougeais pas. Je regardais la scène. Puis, le moineau est parti. Le calme est revenu. J'ai appris la leçon. A partir de cet événement, j'ai toujours cherché à intéresser mes élèves, l'oiseau l'a bien fait, lui.

        

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  •  « Ce sont les élèves les moins doués qui forcent les professeurs à mieux enseigner.»                                                                             Malcolm Forbes

           « Le français n'est pas mon truc » voilà ce que m'a dit un jour, un élève de 2éme année gestion et économie, au début d'une année scolaire. Je me suis rapproché encore plus de cet élève et je lui ai demandé pourquoi. Sur le moment, il n'a pas voulu me répondre mais le lendemain quand j'ai parlé avec lui il m'a lancé « Je suis nul en classe.  Je ne comprends rien . C'est pas pour rien que je suis en gestion économie (GE) il n'y a que les mauvais élèves qui y sont orientés ». Il m'a parlé dans sa langue maternelle, en arabe.

          Nous y voilà, « mauvais élèves » c'est justement de cela que je voulais parler. D'abord qu'est ce qu'un mauvais élève? Est il réellement mauvais? Mauvais à l'école ou partout? Et tant de questions qui se posent. Pour nous, enseignant en général, un mauvais élève c'est un apprenant qui ne fait pas ses devoirs, n'apprend pas ses leçons... pour les profs de langue c'est quelqu'un qui est soit en difficultés ( tous nos élèves le sont) soit en échec. Mais combien de profs ont cherché à savoir le pourquoi de la chose? Pas beaucoup je suppose. Mauvais n'est pas absolu, heureusement, il est relatif, comme toute chose dans la vie. Peut être qu'il n'est pas bon ( je préfère) en français et meilleur ailleurs. Il peut être mauvais en "intelligence" scolaire ce qui ne veut absolument pas dire que sa vie sera sans avenir.
         Revenons à l'élève dont j'ai parlé au début. Je n'ai pas fait grand chose avec lui pour qu'il refasse surface. J'estime que j'ai fait juste mon travail. Je me suis intéressé à lui un peu plus que les autres. Je lui ai beaucoup parlé et justement là réside une partie du "secret" si secret il y a . Car je lui ai parlé comme enseignant oui, mais aussi comme un père, un (grand) frère, un ami. Je lui ai expliqué que le français n'est qu'une langue et que ceux qui le parlent ne sont pas meilleurs que lui.J'étais patient avec lui. J'étais assez proche de lui.Il a repris confiance et il s'est mis à travailler. Je l'encourageais, et les autres aussi, au moindre " exploit". Ben oui, l'élève croit qu'il a réussit un exploit s'il trouve quelqu'un qui l'encourage alors soyons ce quelqu'un et au lieu de rabâcher l'indicatif présent laissons plutôt nos élèves le vivre.


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  •        J'ai rencontré un prof de langue arabe, nous avons discuté de beaucoup de choses, notamment du niveau actuel des élèves et de l'enseignement d'une langue. Il m'a dit quelque chose qui m'a surpris " une langue s'apprend par cœur". C'est un enseignant qui exerce le métier depuis 20 ans déjà donc ce n'est pas un "bleu". J'ai essayé de comprendre: il veut dire simplement que si une personne apprend par cœur un certain nombre de mots du lexique de la dite langue, on peut dire qu'il l'a apprise. Il m'a donné l'exemple de quelqu'un qui apprend 100 vers de poésies. Ben! Quoi! Il y a plus clair?

          Qu'est ce qu'une langue? Dans la définition la plus élémentaire et qui nous importe, c'est un ensemble de mécanismes qui s'installe chez l'individu, une fois installé, cet individu maitrise relativement cette langue. Plus tard, il peut enrichir son bagage linguistique et syntaxique par divers moyens, mais pas avant d'avoir appris la langue car il peut apprendre par cœur tous les dictionnaires sans jamais arriver à maitriser la langue. Un exemple me vient à la tête, je connais un jeune qui aime la chanson hindou, il en a appris une centaine par cœur mais sans en comprendre le sens, il n'a jamais appris l'hindou. Donc, pour acquérir une langue il faut acquérir les mécanismes autrement dit, si je dis " il est parti" je n'ai pas besoin de réfléchir à ce que je vais dire au niveau de la langue sinon hé bien la langue n'est pas encore apprise. Vous allez peut être me dire comment fait-on pour installer ces satanés mécanismes? Mais pardi par tous les exercices de langue que vous faites faire à vos élèves, y compris les exercices de mémorisations. Paradoxe? non du tout. Un jour, un maçon m'a demandé de lui apprendre le français. Je lui ai dit que c'était assez compliqué en plus je n'ai pas le temps de le faire. Il m'a donné la solution, figurez vous ce qu'il m'a dit  "apprends moi chaque jour 10 mots de français et en 21 jours j'aurai appris cette langue". Génial non?  


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  •      Il y a quelques jours, un cousin, parent d'élèves, m'a confié que sa fille travaille bien dans toutes les matières sauf en français. « Ce n'est pas de sa faute, ma fille est intelligente, c'est la faute au prof, d'ailleurs tous les élèves se plaignent de cet enseignant.»

    - Ah bon ! Et comment sais tu que c'est un mauvais prof ? Tu es inspecteur ? Tu connais ce prof au moins?

    - Non, mais c'est un mauvais prof. Il fait des fautes quand il parle. Il fait beaucoup de fautes d'orthographe quand il écrit au tableau.

    - Tiens, tiens, c'est intéressant et qui t'a mis au courant?

    - Ma fille, pardi.

     - Tu viens de me dire qu'elle a beaucoup de difficultés en français.

     - Oui, c'est vrai mais il y a aussi les autres élèves.

     - Cet enseignant est condamné, c'est le verdict de ta fille et d'autres élèves ?

     - Ehh.. Nous avons tous connu de mauvais profs mais celui là, il est nul, il complexe les élèves et les décourage.

      - De plus en plus intéressant, te voilà psychologue. Tu es en train d'évaluer un enseignant sans le connaitre, Sans avoir aucune connaissance pédagogique.

     - Peut être mais lui, il est vraiment incompétent.

     - Houla, tu crois que c'est facile d'évaluer la compétence de quelqu'un?

      Non, il est compliqué d'évaluer  la compétence de quelqu'un et surement pas celle d'un enseignant. Sans évoquer, ici, les arguments de beaucoup de responsables de l'enseignement : métier compliqué, le prof n'est pas bien payé, des classes chargées, des programmes longs et bla bla... qui n'est pas tout à fait faux.

        Je vais plutôt vers trois arguments qui me semblent de taille. D'abord, la formation, certes le jeune prof a une licence et parfois plus, ce qui ne met pas en doute son savoir. Mais en matière de pédagogie, qu' a -t-il reçu? Rien. A la fin de ses études, il a été parachuté dans un établissement scolaire. Et certains inspecteurs ont le culot de lui dire " tu ne sais pas enseigner". Puis, le choix de ce métier. Mais peut-on parler, avant d'aller plus loin, de choix? Est ce qu'il a choisi ce métier ou seulement il n'a rien trouvé de mieux que "cette roue de secours"? Enfin, la volonté et la bonne foi. Une personne qui a des intentions autres que pécuniaires, quelqu'un qui veut réussir quelque chose dans sa vie, quelqu'un qui aime les enfants et qui veut aller loin avec eux, ne peut pas être un mauvais enseignant.

     


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  •       J'étais invité à prendre un café chez un ami enseignant, au moment où on sirotait notre café, quelqu'un sonne à la porte, mon hôte à demander à son fils de 10 ans d'aller voir qui sait. Un moment après, le gosse revient et dit à son père que c'est Bachir. Chose étonnante mais qui est en train de se normaliser, le père dit à son fils de lui dire qu'il n'était pas là , l'enfant s'exécute et reprend les propos de son papa tels qu'ils sont " papa m'a dit de te dire qu'il n'était pas là". Çà fait rire mais c'est désolant car ce père vient d'apprendre à son rejeton à mentir.

          L'éducation ne se fait -elle pas par l'exemple ? Le prof qui explique à ses élèves tous les méfaits de la cigarette et en conclusion, il allume, devant eux, une cigarette. Quelle chance a - t -il de réussir ? L'enfant n'observe -t- il pas le comportement des adultes en détail, surtout des parents et de l'enseignant ? N'est -il pas plus aisé d’être le bon exemple à suivre que de faire des discours et des leçons de morale ?

          Personnellement je suis persuadé que si nous voulons que nos enfants soient meilleurs que nous, nous devons les éduquer et pour le faire, il faut que nous le soyons nous même.

      

    il observe le comportement des adultes dans leur moindre détail - See more at: http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/eduquer-ses-enfants-commence-par-seduquer-soi-meme/#sthash.TRC96M3W.dpuf

     

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  • « L'éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde »

                                                                Nelson Mandela

               En surfant sur le Net, j'ai découvert des chiffres des plus alarmants, jugez en vous même : dans le monde, 69 millions d'enfants ne vont pas à l'école. Ils  ne reçoivent aucune éducation et 770 millions de personnes sont totalement analphabètes. Il s'agit de chiffres donnés par l'UNESCO. Le moyen le plus sur et le plus efficace pour changer le monde c'est l'éducation, personne ne dira le contraire. Mais qui va changer la réalité que nous vivons? Certainement pas nous, diront les profs. Oui, chers collègues, nous ne sommes pas les seuls responsables. Mais c'est un peu notre faute. Je  parle du rôle des enseignants, de tous les enseignants à pouvoir changer le monde. C'est un bien grand mot ? Vous croyez? Si chaque enseignant est persuadé jusqu'à la moelle que le changement commence à partir de sa classe, qu'il est capable d'apprendre à ses élèves le sens profond des verbes "aimer, servir, collaborer, contribuer et construire ensemble", le sens profond d’être humain, leur inculquer ce que c'est que la paix, la tolérance, le respect, l'égalité et l'ouverture d'esprit. Oui, il le peut. Sinon, le changement n'est pas pour demain.

              Mais revenons sur terre, nous sommes  des enseignants, certes mais nous sommes aussi des éducateurs et c'est le plus important, c'est ce qui fait que notre métier soit Noble. Je parle de nous, les profs algériens, notre rôle n'est pas seulement de remplir la tête de chaque enfant  de "valises" de connaissances mais aussi mais surtout de leur apprendre à s'intégrer dans la société et à communiquer avec le monde. Nous avons un modèle à suivre, Dieu merci, les préceptes de l'Islam ,  le Coran et la Sunna. Il n'est pas question, ici, de se substituer aux profs de la Charia, non pas du tout mais seulement d'avoir un comportement exemplaire. Ne dit - on pas que l'éducation se fait par l'exemple? Donner l'exemple ? Mais comment dirait peut être la plupart ? Se comporter comme un être humain qui se respecte et respecte les autres. Aimer les enfants  et le leur montrer sans exagérer. S'habiller d'une manière décente. En classe, ne pas adopter une attitude qui fait peur. Soyez gai ( c'est pas facile, je le sais). Pour finir, sachez que prof gai, classe gaie et l'inverse est aussi vrai.

     

     


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  •             favoritismeLa classe est un petit monde ou mieux encore, une micro société. En effet, on y trouve des élèves pas très brillants mais qui font beaucoup d'efforts, d'autres bons mais fainéants. Il y a aussi les sympa, ceux qui lèvent la main et attendent que le prof leur répondent. Il y a ceux qui ne disent même pas bonjour. Tout ce beau monde entraine l'enseignant à faire du favoritisme. Hé oui. Je pense qu'un prof ne peut pas rester indifférent à un gamin adorable, bien élevé, qui n’arrête pas de progresser. Il n'y aucune raison de ne pas l'aimer. Alors qu'un autre n'écoute rien et met une décennie à sortir ces affaires. Donc, avoir des chouchous fait partie de notre métier. Mais il ne s'agit pas là d’être désagréable avec nos élèves, pas du tout. Nous devons leur montrer que ce que nous faisons est juste. Le favoritisme peut être une très mauvaise chose s'il est utilisé gratuitement. En revanche, si par exemple, la notation d’une copie peut prendre en compte le profil de l’élève ce n'est que justice.

             Encore une chose, dans la classe, l'enseignant à tendance à regarder d'un coté et négliger l'autre. Il y a une sorte d'attraction naturelle. Les élèves ne le comprennent pas et accusent le prof. Il faut donc lutter pour regarder toute la classe.

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  •               Souvenir d'enfant   Je me souviens quand j'étais élève à l'école Larbi Tebessi, Schettet de Laghouat, notre maitre répétait beaucoup  "بياعه" qui veut dire  ils ont pactisé avec lui. L'instituteur utilisait ce mot et ses dérivés en séance d'histoire des califes. Il n'a jamais expliqué le sens  de ce terme. Il pensait que tout le monde l'avait compris. Moi, je le considérais dans le sens du dialecte parlé dans la rue; " بيعولو " ils l'ont salué. J'étais à coté de la plaque ( déjà ). Ce n'est que beaucoup plus tard que j'ai compris ce que voulais dire Si hadj Abdallah. Ce souvenir m'a fait comprendre que je devais toujours m'assurer que mes élèves ont bien saisi le sens des mots clés de l'activité que je leur propose.

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  •              Expérience personnelle  Il y a quelques années j'ai vécu une expérience personnelle. Un ami, le père de plusieurs filles, est venu me voir chez moi et il a insisté pour que j'apprenne le français à ses enfants. Donc, j'ai accepté. J'avais deux mois, juillet, août, pendant les vacances. En fait c'était beaucoup plus un stage. J'ai commencé avec sept élèves, toutes des filles dont le niveau était hétérogène. Deux d'entre elles étaient des universitaires, deux autres au collège, trois au lycée. Au début, je tâtonnais, je ne savais quoi faire j'ai même voulu abandonner. Puis, je me suis inspiré de la méthode anglaise Lingaphone de " The Lingaphone Institute" que j'avais auparavant utilisée pour apprendre l'anglais.

    Qu'est ce que j'ai fait?

         La dite méthode est composée de trois livres alors j'ai pris celui où il y a les situations de communications. Par exemple, au début le prof et les élèves se présentent. J'ai  utilisé certaines de ces situations, pas toutes bien sur. A partir desquelles j'ai "fabriqué" des scènettes que les élèves jouaient avec beaucoup de plaisir.

            Je donne le titre aux élèves et je les aide à construire le dialogue que moi même j'ai déjà construit. C'est moi qui suis les élèves et pas l'inverse. Pendant cette séance les élèves parlent et écrivent ( voir le CR ou/ compréhension de l'écrit).  J'ajoute un exercice de syntaxe et un autre de lexique, en sollicitant toujours les élèves. Ce travail doit être fait par les élèves, le prof ne doit intervenir que si c'est vraiment nécessaire. A la fin je leur explique ce que nous allons faire la prochaine fois et je leur demande d'y réfléchir. Au début je me suis mis d'accord avec les élèves sur la durée d'une séance ( deux heures) et sur la procédure. Ces filles ont appris pas mal de choses parce qu'elles le voulaient. Hamdoullah ça a marché grâce à Allah.

          

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  •             Aimer les enfants ou vendre des cacahouètes? Beaucoup d'échecs sont le résultat de la démotivation de l’élève. En effet, de nombreux collègues sous estiment ou ignorent totalement ce que nous appelions quand on était encore en formation " l'éveil de l’intérêt". Bien sur, cela ne concerne pas seulement le prof de langue étrangère mais ceux de toutes les disciplines enseignées. Il faut motiver et remotiver les élèves mais comment me diriez vous. Les solutions existent . Saidi Bendjedou,inspecteur de français, allah yarhmou m'a dit un jour " l'enseignant a le choix entre aimer les enfants ou aller vendre des cacahouètes " voilà une première idée à exploiter. Les élèves aiment le prof avant d'aimer la matière plus d'un vous le dira. Si vous aimez sincèrement vos élèves, ils vous rendront cet amour. Je ne parlerai jamais assez de cette idée. Je sais que ce n'est pas toujours facile mais personne ne nous demande  d’être des saints, seulement des éducateurs,  communiquez avec eux, circulez dans les rangs, plaisantez, distribuez des encouragements.Il faut aussi les respecter, c'est une condition incontournable pour qu'ils vous respectent. Ensuite, nous devons simplement expliquer ce que nous allons faire et surtout à quoi ça va leur servir; d'abord dans l'immédiat, au CEM ou au lycée puis à l'université. Expliquer la nécessité de la langue à l'université. Expliquez aussi l'importance du français et de l'anglais dans la vie. Personnellement, j'ai eu la chance de faire venir deux universitaires, anciens élèves du lycée Sadek Talbi qui ont parlé de ce qu'ils ont vécu à l'université et de l'importance du français dans leurs études. En plus, il faut leur permettre de vivre leur temps : emploi de l'outil informatique par exemple. Le prof doit avoir le rôle d'animateur, de guide.  

            A propos d'encouragement, quand j'étais au moyen, je faisais beaucoup d’efforts en maths. Un jour, pendant la correction d'un devoir, Le prof nous a demandé qui était surpris négativement par sa note. Comme j'avais eu une très mauvaise note j'ai levé le bras.Le prof m'a répondu froidement, il m'a tiré dessus oui " non, pas toi. Toi tu es nul en maths". Cette phrase m'a marqué.J'ai passé cette année à me "bagarrer" avec cet enseignant. Non seulement je n'ai plus travaillé en maths mais aussi mais surtout j'ai détesté ce prof pour une année et les maths presque pour toujours.

     

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